Week-end Caraïbes

Du 13 au 14 novembre au Bazar Café

Le Bazar Café propose du 13 au 14 novembre un week-end Caraïbes en associant sa programmation propre à l’événement Grands Chemins coordonné par la Cité du Mot.

Au menu:

l3 novembre, projections de films et débats

  • 19 h Timoun aw de Nelson Foix, Prix spécial du jury Canal+ (Un jeune gangster trouve sur son palier dans les quartiers chauds de Pointe-à-Pitre un bébé dans un cabas avec un mot: Timoun aw (ton enfant)
  • 20 h La mariée fugitive de Serge Sandor (Mexique). Une mariée s’est enfuie au moment de dire oui et se retrouve dans les bars de Mexico.

Le 14 novembre, stage de danse salsa cubaine et concert.

  • 14h-17h stage avec la danseuse cubaine Odalys Poupon
  • 20h Concert avec le groupe d’Emanuel Mario Anoyvega

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Festival du mort 3

Ce jour d’ Halloween, le Bazar Café, transformé en manoir hanté vous plongera dans des ambiances et des sons étranges, de curieux personnages vous raconteront des histoires à mourir debout et vous entraîneront dans un bal de vampires mené par un groupe de rock déjanté. Vous pourrez déguster des mets spécial Halloween. Venez masqués. Vous êtes invités à imaginer des masques sanitaires de circonstance, si vous le désirez.

BILLETTERIE EN LIGNE: https://www.helloasso.com/associations/association-des-amis-du-bazar-cafe/evenements/festival-du-mort

Danse et Patrimoine

A l’occasion des journées du patrimoine, le Bazar Café ouvre ses portes à la danse en collaboration avec la Cité du Mot et la Compagnie Alfred Alerte.

Le projet initié par le chorégraphe Alfred Alerte s’intitule Mètre Carré.

L’idée est de composer des chorégraphies dans un mètre carré pris dans l’espace de ces deux lieux du patrimoine nivernais.

Manuèle Robert, chorégraphe, danseuse et professeur de danse, a accepté cette invitation d’Alfred Alerte pour faire travailler sur ce projet ses anciens élèves qui sont actuellement aux Conservatoires Nationaux Supérieurs de Musique et de Danse de Paris et de Lyon et au conservatoire de Boulogne-Billancourt.

Travail qui s’est réalisé pendant la période de confinement et pour lequel l’idée de travailler chez soi et par Internet dans un mètre carré était un exercice tout à fait riche et intéressant.

Ce que vous allez voir au Bazar Café notamment samedi 19 à partir de 17h et dimanche à 10h et au Prieuré le samedi à 19 à 15h est la production d’œuvres chorégraphiques tour à fait étonnantes.

Et comme nous sommes dans la ville du mot, les mots accompagneront les gestes.

L’entrée est gratuite. Cependant,l’entretien d’un tel bâtiment est coûteux. Nous vous invitons donc à l’occasion de cette journée du patrimoine, si vous le désirez d’apporter votre obole à la maintenance de ce lieu de mémoire qu’est le Bazar Café pour lequel vous avez une affection particulière.

Pour offrir votre don, il vous suffit de cliquer sur le lien suivant: https://www.helloasso.com/associations/association-des-amis-du-bazar-cafe/formulaires/1

Ornett’O Logic band

Parés pour un trip intersidéral à bord du vaisseau Ornett’O Logic?

Leur nom est à coucher dehors, mais au milieu des étoiles où on voit filer Ornette Coleman, Jean-Sébastien Bach, Thelonious Monk, Tupac ou encore The Last Poets.

Un groupe totalement inclassable et vraiment novateur.

Ceux qui ont raté le fabuleux concert de Mario Canonge vendredi 14 août, peuvent aussi rater celui-ci le samedi 29 août. Mais ce n’est pas recommandé.Vraiment pas.

Billetterie en ligne: https://www.helloasso.com/associations/association-des-amis-du-bazar-cafe/evenements/ornett-o-logic

Le Canonge de la Caraïbe

MARIO CANONGE

Il y a dans ce nom le tambour KA traditionnel des Antilles, le canon explosif de l’esthétique caribéenne et le JE d’une personnalité musicale hors du commun. Et son prénom à lui seul renvoie à la latinité de son Amérique.

L’énergie de sa musique est puisée, comme la poésie d’Aimé Césaire à la source des nuées ardentes de la montagne Pelée.

Mario Canonge est à lui seul un phénomène musical. Cet ogre du piano dévore tout ce qu’il trouve dans les traditions de l’arc caribéen pour le restituer dans un jazz envoûtant menant à la transe. Ce n’est pas un clavier qui chante sous ses doigts mais mille tambours harmoniques. Lorsque que je l’ai appelé à la fin du confinement, il était à Fort de France. Je lui ai simplement dit qu’il y avait au Bazar Café un piano choisi et préparé par Alain Jean-Marie, il m’a simplement répondu : « j’arrive ! ». Il sera ici pour notre plus grand plaisir avec son trio basse, batterie le vendredi 14 à 20h. Un rendez-vous à ne pas manquer.

Billetterie en ligne: https://www.helloasso.com/associations/association-des-amis-du-bazar-cafe/evenements/mario-canonge-trio

Bien cordialement

Alain

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Laura Clauzel, une voix subtilement soul le 1er août au Bazar Café

Entre cabaret et récital, cette digne héritière des chanteuses à voix a une plume poétique qui charme et qui captive. Laura Clauzel raconte des histoires parfois tragiques, parfois grotesques, dans une soul moderne aux accents trip hop, jazz, un brin électro mais toujours authentique.
Laura Clauzel a sorti deux EP “Paria(h)” et “Moan” réalisé et co-composé avec l’artiste Olivier Bostvironnois : écrin musical qui renferme des hymnes puissants où la voix et les harmonies renforcent le caractère émouvant et saisissant de l’opus.
Pour ces deux albums, elle s’entoure de la pointure américaine Alex Blake à la contrebasse (Randy Weston et Dizzy Gillespsie) et de Sonny Troupé à la batterie et aux percussions (Grégory Privat et de Lisa Simone).

BILLETTERIE:

https://www.helloasso.com/associations/association-des-amis-du-bazar-cafe/evenements/laura-clauzel-une-voix-subtilement-soul-coup-de-coeur-de-france-2

Jean Marie Trio au Bazar Café

Alain Jean-Marie est l’un des pianistes de jazz de la scène française et francophone parmi les plus importants. C’est une légende. Il a joué avec tout le monde, de Chet Baker à Abbey Lincoln, en passant par Dee Dee Bridgewater, Barney Wilen, Max Roach, Charles Tolliver, Boulou et Elios Ferré, et continue de jouer toujours autant. Il a abordé en jazzman la biguine et la musique antillaise qui partagent, avec le blues, les mêmes racines, celles très riches, très denses d’une histoire musicale très fertile que peu de musiciens ont autant défendu que lui dans une expression originale. Par chacune de ses notes, avec ses magnifiques trios jazz et Biguine Reflections, et ses nombreuses collaborations, Alain Jean-Marie (né le 29 octobre 1945 à Pointe-à-Pitre) ne cesse d’enrichir le jazz.
On sent chez lui une certaine timidité, de la retenue, et cette immense sensibilité que l’on retrouve dans sa recherche d’une beauté et d’une poésie de tous les instants.

Le Magazine Jazz Hot

Billetterie

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Ouverture de la saison le 12 juin

Notre saison post covid va enfin ouvrir le 12 juin en respectant les conditions sanitaires requises. L’espace du Bazar Café permet une grande souplesse d’accueil et nous disposons en plus du jardin où les conditions sont moins strictes.

Jean-Paul ADAM, grand saxophoniste que vous avez déjà pu voir jouer avec Alain Jean-Marie au Bazar Café, sera en résidence du 12 au 21 juin, jouant en duo et en quartet avec de fameux musiciens comme François RICARD, Dominique LEMERLE ou Samuel LERNER

Voici notamment un petit topo sur Dominique LEMERLE paru dans JAZZ HOT: https://jazzhot.oxatis.com/PBCPPlayer.asp?ADContext=1&ID=2130595

Le printemps du Bazar, premiers fruits

Le Bazar Café ouvre sa saison le 27 mars

Avec la voix de Jody Sternberg en trio saxophone (Jean-Paul Adam) et Samuel Lerner (piano) « / »

Réservez: https://www.helloasso.com/associations/association-des-amis-du-bazar-cafe/evenements/jody-sternberg-et-trio

Du 1er au 4 avril: Poissons d’avril avec l’exposition de Marie-Pierre Laboulandine et CLIMATS, le spectacle théâtral et musical d’Anna Desréaux dur des textes de Laurent Grisel

Le 11 avril, rencontre de 4 musiciens atypiques, le groupe ORNETT’O LOGIC, un voyage retour vers le futur ou l on croise Ornette Coleman,Jean Sebastien Bach,Thelonious Monk,The last poets ou encore Tupac à la recherche du cinquième élément

Pas de Prison Pour le Vent

De retour d’Atlanta où ma pièce « Pas de Prison Pour le Vent » a été présentée en anglais, nous serons dès le 10 novembre en résidence de création au Bazar Café pour vous la présenter les 15 et 16 novembre à 20h.

LE PROJET

C’est en fait une recréation d’une pièce qui a été mise en scène en 2006 par le célèbre et regretté Antoine Bourseiller qui m’avait dit à ce propos « je vais te faire un bel écrin pour ce texte qui est un véritable bijou ». Merci à lui.

Cette pièce qui n’a pas été jouée depuis 10 ans mais qui a déjà été représentée 147 fois en France et dans le monde, j’en adapte et rénove la mise en scène avec deux nouvelles comédiennes tout en gardant l’esprit et les intentions de la mise en scène initiale.

C’est donc la Charité sur Loire qui en aura la primeur avant de la voir partir pour une tournée aux Antilles le surlendemain. Une pièce qu’on pourrait d’ailleurs croire faite sur mesure pour la Ville du livre tant le sujet s’y prête. Il s’agit en effet d’une histoire vraie que m’a racontée ma tante Gerty Archimède, avocate et première députée en 1947 de la Guadeloupe (alors que les femmes venaient juste de conquérir le droit de vote en 1946) et qu’Angela Davis raconte dans son autobiographie. Une histoire où elle risquait 5 ans de prison en Guadeloupe pour y avoir importé des livres en espagnol et des documents ramené de Cuba. Un huis-clos de trois femmes et un homme pris dans la tourmente d’un cyclone et où il est question à la fois de livres, d’émancipation et de condition féminine et où la figure du père omniprésente renvoie à une histoire tragique. Une histoire qui semble aussi écrite aujourd’hui même tant le propos semble renvoyer à l’actualité.

Vous pouvez dès à présent réserver pour ce spectacle.

Mais auparavant, je vous rappelle qu’il est encore temps de réserver pour la soirée du 31 octobre, 19h où j’ai écrit pour le « Festival du Mort2 » une histoire, cette fois-ci tragicomique, qui n’a certes pas la même facture poétique que cette pièce mais qui avec son esprit carnavalesque vous fera vivre un moment d’amusement, de rires et de frissons en parcourant les différents niveaux du Bazar Café transformé en manoir hanté. Histoire comportant plusieurs histoires faites de démesures et qui est écrite pour petits et grands.

Un dîner clôturera cette soirée en musique.

A bientôt donc

Alain Foix

Festival du Mort 2

Une soirée décoiffante au Bazar Café transformé en manoir hanté.

Le public sera immergé dans une histoire abracadabrantesque. Le détective Kraddock Bones et son fidèle ami, le docteur Klaxon vous entraîneront par tous les lieux et soubassements du Bazar Café dans une enquête époustouflante où il s’agira de déchiffrer l’énigme d’artistes assassinés dans ce lieu et de trouver le coupable.

Carmen et Esméralda: Ceci tuera cela

Chanter Carmen aujourd’hui, c’est bien-sûr faire résonner au Bazar Café l’œuvre de Bizet, mais aussi rendre hommage à celui qui a, par son œuvre éponyme, inspiré la sienne : Prosper Mérimée.

Hommage qui pour nous, Charitois, résonne d’une dimension de grande gratitude. Car alors que serait notre si belle cité si le poète par ses mots ne s’était interposé à la destruction programmée de Notre-Dame de la Charité qui avait le malheur de se trouver sur l’axe direct Paris-Nevers qu’ils voulaient tracer ?

La plume du poète en un duel épique triompha du trait de plume des technocrates cyniques (locution qui malheureusement de nos jours prend le tour d’un pléonasme).

Publiée en 1847 et chantée en 1875 sous la baguette de Bizet, Carmen est contemporaine du Bazar Café fondé en 1869 sous l’enseigne « Les galeries parisiennes » par les frères Narcy.

Elle est la petite sœur de l’Esméralda de Victor Hugo, autre Bohémienne, autre Egyptienne comme on les appelait alors évoquant l’origine de l’ethnie de ces femmes du voyage.

Elles paient toutes deux de leur mort, l’une assassinée par Claude Frollo l’archidiacre dévoyé, l’autre par Don José le militaire déserteur, leur condition existentielle de femmes libres.

Ces deux hommes censés faire respecter, l’un la loi divine, l’autre la loi de la cité, sont tous deux désaxés (littéralement sortis de leur axe) par l’amour d’une danseuse insaisissable (autre pléonasme, fondamental celui-ci). Ils veulent la saisir, la figer dans leur passion, la cadrer comme on dit aussi. Ils veulent l’écrire et l’emprisonner dans leur table de loi. Mais elle est le feu, et elle est l’eau, elle est la danse. Elle brûle et coule entre les doigts. Eternel conflit entre le nomade et le sédentaire.

Par Carmen et Esméralda, se relient Victor Hugo et Prosper Mérimée, ces deux amoureux des vieilles pierres et des monuments historiques. Ce n’est pas coïncidence car dans la pierre de mémoire que menace la ruine, coule le fleuve du temps et sa danse éternelle.

Carmen et Esméralda sont le temps dans sa danse fugitive, l’éphémère sans cesse renouvelé, tournoyant. Claude Frollo dira d’Esméralda : « sa danse me tournoyait dans le cerveau ».

Et pourtant « l’homme océan » méprisait quelque peu cet écrivain inspecteur général des monuments historiques qui a confié à Viollet Le Duc la restauration de Notre-Dame de Paris.

Victor Hugo écrivit un jour « le paysage était plat comme Mérimée ». Il critiquera aussi la manière dont les lieux de mémoire sont restaurés par les technocrates (les mêmes déjà ! mais le mot fut inventé plus tard).

Mais ils se retrouvent sur l’essentiel, cet essentiel que Victor Hugo rappellera dans son roman Notre-Dame de Paris : « Jusqu’à Gutenberg, l’architecture est l’écriture principale, l’écriture universelle ». Ce qui était stable, immuable, unique, est dépassé et remplacé par cette autre écriture qui voyage par sa reproductibilité infinie.

Lorsque Claude Frollo reçoit la visite de l’Abbé de Saint-Martin qui est en fait le Roi de France, ce dernier lui dit ces paroles énigmatiques : « Ceci tuera cela ». Ceci peut être le livre sorti de l’imprimerie de Gutenberg dont la fluidité, la mobilité, la volatilité reproductible et douée d’ubiquité, tuera l’architecture, structure d’une pensée immobile. Et il est vrai que Victor Hugo envisage ce fait. Mais il est en même temps défenseur et protecteur de l’architecture. Ainsi dans l’esprit de Claude Frollo, gardien du temple, la prophétie peut prendre un autre sens, totalement inversé. Esméralda et sa chèvre page blanche dansant sur le parvis de Notre-Dame deviennent pour lui la tentation et le danger de l’esprit, la liberté conquise de la pensée qui peut devenir populaire et danser à tous les vents sous les mille yeux des lecteurs avides de savoir, contre la pensée secrète et sacrée qui se transmet dans l’architecture et les manuscrits. « Ceci tuera cela » peut alors signifier « Claude Frollo tuera Esméralda », car elle fait trembler son édifice.

Alors méfiance. Le mot ne fait pas la chose. Il peut la faire danser, mais peut aussi la détruire.

Que le mot soit dansé et chanté dans la ville sauvée des eaux par l’encre fluide d’un poète, quoi de plus naturel ?

Alors que Carmen danse au bord du fleuve sauvage au passage des oiseaux migrateurs et que son chant amoureux du soleil, d’un Phoebus à l’habit de lumière, résonne de nouveau au cœur ancien du Bazar Café ce samedi 29 juin : « L’amour est enfant de bohème qui n’a jamais, jamais connu de loi ».

Alain Foix